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2013

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World Endurance Championship FIA 2012 : un podium au Mans.

(JPG) Soheil s’engage très tôt dans son année 2012. L’expérience et le talent du pilote d’Endurance sont choisis par le Pecom Racing pour faire équipe sur le Championnat du Monde d’Endurance FIA (World Endurance Championship). C’est dès le mois de novembre 2011 que la collaboration entre l’équipe à pavillon argentin mais au staff technique italien prend forme. Les essais hivernaux de Soheil et ses deux équipiers l’Allemand Pierre KÄFFER et l’Argentin Luis PEREZ-COMPANC, sont méthodiques et ont lieu à Jerez et Sebring notamment.

Connaisseur du châssis ORECA LMP2 pour l’avoir développé et fait briller la saison précédent avec le Team Signature, Soheil prodigue ses conseils avec l’aide technique des ingénieurs ORECA en renfort. De quoi partir sur d’excellentes bases pense alors Soheil. Le programme ELMS (5 épreuves de 6h00) est même rajouté au programme initial en WEC (8 courses de 6h00 à 24 h00) !).

Mais à la première manche WEC (12 Heures de Sebring) la mécanique s’enraillent. Soheil souffre d’une déchirure musculaire et ne peut défendre se chances à fond. Le Pecom Racing termine 4e malgré tout Aux 6h00 de Spa tout est revenu dans l’ordre. Le Savoyard est flamboyant sous la pluie et remonte à la première place, mais la fin de course de l’équipe est plus délicate avec plusieurs touchettes et une 5e place finale.

Les 24 Heures du Mans, 3e manche et clou de la saison, montre la compétitivité du Pecom Racing qui concrétise ses efforts avec la troisième place finale des LMP2, catégorie de loin la plus concurrentielle avec 20 prototypes au départ dont 15 dans en 2’’ lors des qualifications !

La courses suivante (6h00 de Silverstone) mettra en exergue les divergences techniques latentes entre Soheil et le Pecom Racing. Malgré une entente cordiale et beaucoup de respect, le pilote le plus expérimenté de l’équipe et le staff technique italien ne parviennent pas, depuis le début de la saison, à s’accorder sur des réglages permettant de jouer devant. Rarement à l’aise pour attaquer comme il aime le faire au volant d’une voiture aux réglages selon lui trop « souples », Soheil et Pecom Racing décident de se séparer pour la fin de saison.

Soheil : « A Silverstone, nous pouvions jouer la victoire mais nous nous sommes fourvoyé dans un mauvais choix de pneus. Je ne me sens pas à l’aise avec l’auto et dès que je veux attaquer comme il le faudrait pour jouer devant, l’auto use trop les gommes et ne convient pas à mon pilotage. Nous avons souvent changé nos réglages et avons perdu du temps à redéfinir une grande partie de la mise au point à chaque épreuve. Mon année proto prend fin à mi-saison, je suis déçu car je suis certain que nous n’étions pas loin de trouver la solution pour trouver des réglages qui convenaient à tous, ça fait aussi partie de la course auto... »


Intercontinental Le Mans Cup 2011 : le titre mondial en Prototype LMP2.

(JPG) Parallèlement à sa victoire continentale en GT Open, Soheil dispute l’International Le Mans Cup (ILMC) avec l’équipe Signatech-Nissan dirigée par Philippe SINAULT. Dans cette discipline qui deviendra dès 2012 un véritable Championnat du Monde (F.I.A. World Endurance Championship), Soheil a pour mission d’apporter sa rapidité et sa connaissance du châssis ORECA03-Nissan qu’il a personnellement développé avec les ingénieurs ORECA. Associé à Franck MAILLEUX, pilote Signatech depuis quatre ans, et l’Espagnol Lucas ORDONEZ, vainqueur du concours Nissan GT Academy et ambassadeur du jeu Playstation « Gran Turismo », le Savoyard courra donc sous les couleurs officielles de Nissan. La Coupe du Monde d’Endurance débute à Sebring (19 mars) par une épreuve de 12 heures. Un tracé à l’américaine (risqué et glissant) qui fait la part belle au pilotage et que Soheil avait hâte de découvrir. Il signe la pole position avec une confortable avance. En course, le prototype Signatech caracole en tête et se joue de l’important trafic (près de 50 GT et protos sur un tracé d’à peine 5 km), avant de connaître une panne électronique de la boite de vitesses qui immobilise la n°26 près d’une demi-heure. L’auto ressort des stands dans les profondeurs du classement mais parvient à remonter durant les deux autres tiers de course jusqu’à la 2e place finale des LMP2, la 1ère des LMP2 inscrit à l’intégralité de l’ILMC. Un résultat prometteur si l’on prend en compte la durée de l’immobilisation au stand, et un niveau de performances déjà très élevé. De bon augure en vue du Mans, à condition de fiabiliser encore plus l’auto.

Pour les 6h00 de Spa, début mai, Franck MAILLEUX signe le 3e chrono des LMP2 pour l’équipage Signatech. En course, Soheil réalise un excellent double relais et remonte en tête des LMP2 grâce à plusieurs meilleurs tours en course. Mais avant de transmettre le volant à Lucas ORDONEZ, il se plaint de vibrations grandissantes sur l’auto. Le prototype Signatech devra être immobilisé sept minutes puis une nouvelle fois durant le relais du pilote espagnol. Si la victoire est hors de portée, la voiture de l’équipe Signatech n’en réalise pas moins une belle remontée jusqu’à la 5e place des LMP2 et un bon entrainement pour Le Mans. Un résultat qui lui permet de pointer en tête du classement ILMC.

Si les deux courses précédentes ont montré les performances du prototype de l’équipe Signatech-Nissan, les résultats ont été ternis par des petits soucis techniques. Le team programme une simulation de 24 Heures à Magny-Cours, entre Spa et Le Mans. Cette dernière répétition générale, tant pour les pilotes que pour l’équipe technique, se déroule parfaitement bien et finit de préparer tout le monde à la rudesse de la mythique épreuve d’endurance. Pour sa 10e participation aux 24 Heures du Mans, Soheil se charge de qualifier l’auto et signe la pole position avec 1’’ d’avance sur son poursuivant ! C’est Franck MAILLEUX qui prend le départ et parvient à creuser rapidement l’écart avec le reste de la meute LMP2. Son double relais est ensuite gâché par un souci de sélecteur de boite de vitesses et deux crevaisons. Une de celles-ci l’oblige à parcourir la moitié du circuit au ralenti et se solde par une perte de temps considérable. Après deux heures de course, le proto n°26 ressort de son stand dans les profondeurs du classement et pointe 44e au général et dernier des 11 LMP2 ! Une malchance rageante mais loin de décourager le trio Signatech qui entame une extraordinaire remontée. L’auto se montre la plus rapide tout au long de la course et adopte le rythme d’une épreuve Sprint. Soheil pilote pendant près de quatre heures sous une température glaciale (5°C). La prestation du pilote d’Aix-les-Bains et de ses équipiers les fait remonter à, vitesse grand-V si bien qu’à petit matin le prototype Signatech est revenu en 2e position ! Trois tours séparent alors la n°26 du leader de la catégorie LMP2. A la régulière, même en continuant sur ce rythme effréné, la victoire n’est pas envisageable. Mais l’équipage Signatech poursuit son effort pour mettre la pression sur leur adversaire. C’est malheureusement une nouvelle crevaison qui viendra stopper la remontée de l’ORECA03-Nissan, malgré tout 2e à l’arrivée dans la catégorie LMP2. Un résultat inespéré étant donné les problèmes rencontrés dans les deux premières heures de course.

L’équipe se retrouve début juillet, avant la trêve estivale, pour les 6h00 d’Imola (4e round de l’ILMC), bien décidée à conforter sa place en tête de la catégorie LMP2 et à signer sa première victoire. Mais sur le tracé italien, sinueux, les qualités aérodynamiques du prototype ORECA03-Nissan sont moins mises en valeur et la voiture souffre d’un manque de motricité en qualifications (4e chrono). Expérimenté dans le trafic, un atout majeur lorsque 50 voitures sont regroupées sur un circuit de moins de 5 km, Soheil prend le départ et parvient à gagner une place. Grâce à la sortie de piste du 2e en début de course, le prototype Signatech pointe à 3’’ du leader mais ne peut ensuite garder le contact. Un démarreur récalcitrant lors du premier arrêt au stand le fait même rejoindre la piste sous la menace du 3e, qui le dépasse quelques tours plus tard. Au volant d’une voiture moins performante que lors des courses précédentes, le pilote Signatech tient bon et passe le volant à Franck MAILLEUX dans le trio de tête. Il signe d’excellents chronos mais est victime du bri de son extracteur arrière qui l’oblige à perdre une place suite à un arrêt prolongé au stand. Le rapide travail du staff technique de Signatech permet de rester au contact, et de profiter des déconvenues, à leur tour, des adversaires du prototype n°26. C’est tout d’abord la voiture de tête puis l’arrêt au stand d’un autre concurrent qui permet à Lucas ORDONEZ puis Soheil de terminer à la 2e place finale. Une course hachée, digne de l’Endurance, où ceux qui connaissent le moins d’avaries techniques sont souvent les vainqueurs. Le trio Signatech augmente néanmoins son avance au classement ILMC au point d’être quasiment Champion ILMC 2011 alors que trois manches restent à disputer.

En accord avec Philippe SINAULT qui se doit contractuellement de faire rouler le jeune pilote Jean-Karl VERNAY, Soheil décide de faire l’impasse sur la suite de la saison ILMC. Il cède sa place à son compatriote pour mieux se concentrer sur la fin du GT Open Europe, beaucoup plus disputé. En effet, les calendriers ILMC et GT Open ont chacun programmé une course le premier week-end d’octobre (10h00 de Road Atlanta ILMC et GT Open à Monza). Alors que le titre ILMC 2011 est quasiment assuré pour le Savoyard, il ne peut se permettre de manquer l’épreuve de Monza GT Open s’il veut garder ses chances de sacre. Un choix judicieux même si Soheil aurait bien sûr aimé disputer les courses ILMC de Silverstone, Road Atlanta en Zuhaï, puisque le titre ILMC se confirmera mi-septembre pour Soheil, ayant marqué assez de points en quatre courses pour être couronné face à des adversaires bien moins constants. Côté GT Open, les exploits de Soheil à l’épreuve de Monza qu’il ne devait pas disputer initialement se révèleront primordiaux dans l’obtention du titre GT Open Europe 2011 !

Le pilote d’Aix-les-Bains aura vécu une de ses saisons sportives les plus riches, cumulant 1 titre européen en Grand Tourisme et 1 titre international en Endurance, qui plus est avec la manière et au sein d’excellentes équipes. Sa prestation durant les quatre premières manches de l’ILMC et particulièrement aux 24 Heures du Mans, et son apport à l’équipe Signatech-Nissan lui font largement mériter le titre 2011 de la catégorie LMP2. Philippe SINAULT, team-manager Signatech-Nissan : « Nous devons remercier Soheil pour son dévouement extraordinaire et son travail pour Signatech-Nissan cette saison. Il a joué un rôle essentiel dans notre succès. » Soheil se rappellera particulièrement des 24 Heures du Mans : « J’ai vécu d’excellents moments avec Lucas et Franck. Ils ont été des équipiers rapides et intelligents, parfaitement dans l’état d’esprit très collectif imposé par l’Endurance. Lucas, malgré son manque d’expérience en Endurance, nous a bluffés par sa solidité et son pouvoir de concentration... vive la PlayStation ! Pour ma 10e participation aux 24 Heures du Mans nous avons dû adopter le rythme d’une course de 6h00 en espérant que la voiture tienne, ce qui a été le cas, excepté de la malchance avec les pneus. Nous avons réalisé la remontée idéale. Même si elle s’est arrêtée à la 2e place, ce fut presque une victoire. Je suis heureux d’être monter sur le podium, vivement la suite pour franchir un marche supplémentaire ! »

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